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Moyen de faire défaut

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Auteur : Shell
Mots-clefs : Dette Économie Monnaie 
Date : juin 30, 2020 Mise à jour août 27, 2020

Petite discussion sur les différents moyens de faire défaut sur une dette, puis une discution sur la déflation et les politique monétaire

Défaut :

Tout d'abord, le défaut est le faite de ne pas tenir la promesse de remboursement d'un prêt (ou d'un contrat). Le défaut implique toujours que quelqu'un d'autre va devoir payer la dette (la perte) de l'entité en faillite ou bien que l'entité réussit à payer d'une façon différente la dette.

Les différentes mannières de faire défaut.


  1. Ne pas rembourser la dette implique que le créancier de la dette est lésé et doit payer la dette. Cela consitue une perte sèche de 100%. Probablement un non remboursement impacte plus la crédibilité de l'emprunteur.

  2. Rembourser la dette plus tard nécessite au préalable l'accord du créancier, néanmoins cette méthode est souvent liée à un défaut partielle. En effet, étaler le remboursement de l'emprunt sur une longue période implique plus de risque (prévision des taux d'inflations réelle de la monnaie et risque de nouveaux défauts) ainsi les taux d'intérêt devrait être normalement beaucoup plus élevé ce qui est rarement supportable. Ainsi le nouveau emprunt est souvent désavantage au créancier et donc est l'équivalent d'un défaut partielle.

  3. Apporter quelque chose d'autre en échange "non pécunier" (par exemple en Antiquité on vendait les gens comme esclaves quand ils ne remboursaient pas la dette, pour les pays c'est aussi possible par exemple la Grèce qui a sabré son système de retraite et de soins, bien que dans leurs cas leurs dettes restent irremboursables).

  4. Détruire la monnaie sur laquel est adossée la dette, dans le cas ou l'entité possède le pouvoir de battre monnaie. Généralement suivit de faillite bancaire puisque la banque gagne de l'argent grâce à la valeur de l'argent. On peut détruire la monnaie par deux moyens, un injection monétaire et/ou une génération de dettes importante qui a un effet dans le quotidiens des gens et/ou par la mise en place de taux d'intérêt négatifs et/ou une explosion des taux à la hausse, ces manoeuvre nuie à la réputation (confiance) de cet monnaie envers des entités (personnes/entreprises/états/...) qui une fois un certain seuil franchi et a un moment donné se délestent rapidement de celle-ci et crée un phénomène d'hyperinflation par contagion du comportement.

Un cas de remboursement plus tard est souvent utiliser est d'emprunter pour rembourser son précédant emprunt qui souvent faussement labellisé "investissement". Parfois il est difficile de distinguer investissement et spirale du surendettement. Bien sûr quand un état ne fait que croître sa dette et/ou une entreprise ne dégage jamais de bénéfice, on le sait. Néanmoins déterminer quand on rentre dans le surendettement ou quand le cycle va s'arrêter est difficile.

En générale, il est politiquement plus acceptable de verser de l'argent avec une monnaie dépréciée que ne pas versez de l'argent. Imaginez le résultat si l'état dit "on a plus d'argent donc on ne vous payent que 20% des retraites promises". Il est beaucoup plus judicieux de dire "on vous garantis le payement des retraites" et de faire dévaluer 5 fois la valeur de la monnaie ce qui revient au même mais en général les gens ne se révoltent pas. De plus lorsque l'on est endetté la déflation est mauvaise (revient à une situation analogue aux communes française qui c'était endetté en franc suisse [par une banque franco-belge]). Ainsi lorsque l'état est endetté, il va toujours essayer de privilégier l'inflation car il a une capacité d'intervention sur la monnaie. Néanmoins, l'état n'est pas forcément tout puissant, en effet dans l'histoire on constate que l'état n'arrive pas forcément a évité la déflation. De plus manipuler une monnaie c'est risquer la perte de confiance en celle-ci et donc risquer l'hyperinflation.

Méthode européenne

L'idée de l'union européen est de faire défaut en rallongeant le remboursement à l'infini. Il s'agit de convertir les obligations actuelle en obligation perpétuelle. Cependant si les taux devait être fait par le marché je doute qu'ils soient aussi bas. En effet, en utilisant les hypothèses suivantes : Calculer les taux avec l'estimation par la méthode d'actualisation et considérer un taux d'inflation de 1 % / 2 % perpétuelle (probablement plus élevé), si on prend les obligations AAA européennes sur 10 ans à 0% son équivalent serait une obligation perpétuelle à ~ 0.9 % / ~ 1.6 %. Si la courbe des taux suit la forme d'une sigmoide et que cette forme reste relativement stable, on va suivre une évolution de type pentification de la courbe des taux. De plus ici on fait la suppostion que l'Europe existe plus de 300 ans, dans le cas ou les acteurs financiers tablerait que l'euro mettrait 25 ans a disparaître, ils risqueraient de demander ~4%/~4.1%. Sachant avec 25 ans de durée de vie supplémentaire à l'euro cela donne 46 ans d'existance et sachant qu'une monnaie dans le monde a une durée de vie moyenne de 27 ans.

Bien sûr la livre a plus de 300 ans, néanmoins il n'y a pas eut des prix nobels d'économie pour dire que le système monétaire britanique ne fonctionnait pas contrairement à l'euro. Le problème avec la conversion des obligations de durée déterminer en durée indeterminée est que le risque de la dissolution de l'euro est à considéré et peut faire monter les taux. Actuellement l'Europe risque de perdre de la crédibilité avec le Brexit et autres impasses politiques, cet solution peut s'avéré coûteuse, car elle accumule les risques de l'inflation et politique. Pas sûr que les créancier privée et non étatique soient dupe. Par contre je n'ai pas vraiment de bonnes solutions, la moins mauvaise me semble une impression monnétaire (mais certain pays ne veulent pas le considéré), l'austérité ne semble fonctionner qu'en péridode de prospérité.

Cette pentification des taux à venir demanderait une intervention de la BCE qui financerait les états (qui sera probablement refusé par les états dit frugaux) cependant cela impliquerait une plus forte inflation et donc la conversion des obligations en perpétuité serait de plus en plus considéré comme un défaut réel et de fil en aiguille forcera la BCE de racheter toutes les dettes des états (les contribuable payeront par la dévaluation de la monnaie). L'autre possibilité est le choc budgétaire (scénario qui me semble le plus probable) ce qui implique que les déficits des états deviendrons beaucoup plus chère à porter voire impossible si la conversion des obligations perpétuelles aura été mauvaise (les investisseurs ne se font pas arnaquer deux fois). Dans ce cas on risque une crise de refinancement, les déficits devront être directement se financer par les impôts ou réduit de façon drastique. Ainsi la France, si le déficit est de 35 millards devra taxer chaque français (retraités et bébés comprit) ~500 euros de plus chaque années, pour aucun amélioration de la situation. Pas sûr que cet situation soit politiquement tenable et pas sûr que la paix sociale sera de mise puisque que celle-ci n'a pas été basée sur la cohésion et le respect entre individus mais seulement acheté avec de l'argent que l'on aura plus.

Cause de déflation

Bien sûr vous allez me dire que malgrès que les banques centrales impriment des quantités importantes de monnaie, pourquoi il n'a pas une inflation importante ? La réponse selon moi est que l'argent de la banque centrale et la monnaie banque centrale (MB) et l'argent que nous utilisont provient essentiellement des dettes qui sont générée en majeures partie par les banque commerciales. D'ailleurs le ratio de fond propre (x) font que les banque commerciales ont un effet de levier (L) d'injection de dette très supérieur à la banque centrale. Dans le cas de Bâle III qui a des fonds propres de 10% (en théorie, mais actuellement c'est inférieur car les banques n'ont pas pu se refaire et que les fonds propres sont pondérés en fonction des notations des titres qui sont parfois notés par la banque elle-même) ainsi les banque peuvent amplifier 10 fois l'effet de la banque centrale.

\(L=\sum_{i=0}^\infty x^i=\frac{1}{1-x}\quad \forall |x|<1\)

Fixons le flux d'injection de la banque centrale (FB) égale à 1, et supposons que les banque ont générés un effet de levier de 10 en temps normale donc l'effet de la banque centrale est un flux monétaire (FM) de 10. Maintenant supposons la banque centrale imprime 5 fois plus mais que les banques sont en difficulté, les banques vont utilisé un effet de levier de 2, ainsi l'effet de la banque centrale est de 10 équivalent à celui d'avant. De plus, si les gens et les entreprise ne veulent pas emprunter l'effet de levier est de 1.

Un autre effet qui peut avoir lieu et que les gens et les entreprises souhaitent de se désendetter (faillites ou remboursement), on assiste à une destruction monétaire qui peut parfois être supérieur à l'injection des banques centrales bien qu'importantes.

Un autre effet qui est monétairement déflationniste est que l'argent à une vélocité qui diminue (circulation de la monnaie). Cela traduit par le fait (non exhaustif) que l'argent n'est pas investis par manque de possibilités d'investissements (et/ou envie d'investir dans un environnement morose) et/ou par blocage du système (contrôle de captitaux, problèmes bancaires, problèmes d'accords commerciaux,...) et/ou facteurs forçant les gens à épargner plus (baisse des caisses de pension, incertitude de l'emplois,...) . Ainsi l'argent n'est pas utiliser pour faire des opérations économiques réels et cela fait comme s'il est temporairement "hors système".

Le problème est que cette argent existe bel et bien. Si les entités détennant de grandes quantités d'argent panique (difficile à prédire) et qu'elles ont les capacités de déplacer ces capitaux de façon rapide, on peut avoir des effets destructeurs pour l'économie. En effet, une crise n'est qu'un ajustement trop rapide pour le système (La rapidité de la réaction permet la distinction entre une combustion et une explosion). Bien sûr vous pouvez me rétorquer qu'il suffit de faire des contrôles de capitaux, c'est une possibilité mais risque d'être "disruptif" pour un système fortement liée libre échange des capitaux et des personnes qui ne pourrait peut-être pas supporter un réajustement trop rapide et protectionniste que celui-ci. De plus le contrôle des capitaux sur des citoyens tendent à détruire la valeur de la monnaie et est liberticide par essence ce qui a tendance à détruire l'économie (si l'économie planifiée était bénéfique aux citoyens, les dictatures seraient la où les gens serait les plus prospère ce qui est rarement le cas, hormis s'ils sont petit et débordent de richesse naturelle comme certains petits pays pétrolifères). De plus je me demande si la quantité de monnaie banque centrale est importante et que le redémarrage économique amène un augmentation de la vélocité de l'argent, cela pourrait susciter une inflation trop fort qui limiter la reprise de la croissance.

Les manques de possibilités d'investissements peuvent provenir que les entités perçoivent que la situation à court terme avec le Covid et la réorganisation de la mondialisation implique sur une période de 1 à 4 ans des baisses de rendements, des instabilités politiques, du chômages, le tourisme, la consommation, les chaînes d'approvisionnement,... la situation à moyen terme au niveau démographique est mauvaise avec des problème horizon 10 ans (donc moins de consommation future), que la situation à long terme au niveau énergétique sur une période de 20 à 30 peut s'avérer périeuse. Ce qui donne pratiquement aucun horizon temporaire favorable, et donc les opportunités rentable d'investissement sont très faible par rapport à la monnaie disponible, puisque que les entrepreneurs ne se lance que si ils ont des chances de réussites. Dès lors les gérants ont de la peine de faire autre chose que de laisser la monnaie sur place et/ou de spéculer.

Digitalisation de la monnaie

Celle-ci ne sert qu'à la traçabilité et aux contrôles de la population. En effet, la digitalisation ne permet absolument pas d'évité les faillites bancaires, car c'est l'action de retirer de l'argent de celle-ci pour le mettre ailleurs et ce sous n'importe quel forme (par exemple la Lehman Brother a eut d'important transfert de capitaux avant sa faillite et certainement pas sous forme de "valise"). De plus, la digitalisation ne permet pas non plus de résoudre les problèmes d'évasion fiscales, l'exemple le plus parlant est les Panamas Paper dont persque personnes n'a été inquiété et pourtant personne n'est passé avec de valises de billets, le faite est que l'évasion fiscale est surtout liée aux problèmes d'organisme de contrôle de l'état (qui n'ont soit pas les moyens de contrôles ou de sanctions, ou qu'ils soient eux-même liée pensé à l'affaire Cahuzac qui était à la tête des contrôles fiscaux). Après on peut encore argumenter que cela permet des contrôles de capitaux, mais en générale ceux-ci sont utilisé pour le commerce extérieur qui peut être régulé par des traités commerciaux sans avoir besoin d'intervenir au niveau de chaque individus.

Ainsi on peut être sûr que la digitalisation ne résoudra ni les faillites bancaires, ni les évasions fiscales, ni ne permettra un meilleur contrôle des capitaux. Cependant soyez sûr que la digitalisation vous rendra parfaitement traçable et donc peu d'acteurs puissant auront beaucoup d'information sur vous, ce qui par finalité est une diminution des libertés individuelles et permet des dérives décriées comme Cambridge analytica.

Politique monétaire

La politique monétaire bien que nécessaire sur les périodes de crises (pour éviter une explosion) ont un effet néfaste. Leurs politiques ont permis aux grandes institutions et entreprise à emprunter à très bas taux pour racheter leurs concurents n'ayant pas cette capactié d'emprunt à bas taux (on crée ainsi des monopoles qui réduit la recherche, le progrès et donc le consomateur aura un niveau de vie diminuant). De plus, les bonnes entreprises dont les fondateurs ayant le savoir de leur companie partent pour être remplacé par des managers étant rarement meilleures que les fondateurs. Ce faisant l'efficacité de la compagnie diminue pour un endettement supérieur et comme en général la variable d'ajustement est le personnelle, on ne s'étonne pas que le stress au travail augmente (délocalisation, hausse du rendement,...). Dans certain cas les entreprises empruntent pour racheter leur propre actions ce qui ne produit pas de richesses nouvelles et n'est pas forcément au bénéfice de la viabilité de l'entreprise.

Un faible taux d'endettement permet aussi à certaine personne de s'endetter alors qu'il n'aurait jamais du. Comme les  mauvais gestionnaires qui survivent plus longtemps avec des compagnies qui détruisent la richesse réelle de la société comme par exemple celle qui construisent des autoroutes solaires. Ce qui est complétement idiot. Pourquoi ? Simple, imaginez-vous un camion 40 tonnes qui roulent sur un panneau solaire (relativement fragile). Comment protéger le panneau sans faire perdre du rendement et que cela soit durable comparativement à un panneau posé à coté ou sur un batiment, voire de le poser au-dessus d'une route ce qui est déjà un mauvaise idée [perte par le transport d'électricité] (pour ceux qui me croient pas voici l'analyse ultra simple, complète par un ingénieur en anglais https://www.youtube.com/watch?v=obS6TUVSZds, https://www.youtube.com/watch?v=rpwx-8s1M38).

De plus, cet endettement à bas coût fait monté les prix de certains actifs et cette augmentation est en partie illusoire (car certain actifs sont valorisés ainsi juste parce que l'endettement y est peu chère). En plus d'encourager la spéculation et la création de bulle dans des secteurs de façon aléatoire. Cela crée aussi un instabilité politique et politique de plus en plus importante, du faite que les emprunts peu chère en générale bénéficient le plus au plus riches et donc augment l'écart de richesses (en partie réelle par les gains à s'endetter à des taux inférieur à l'inflation et illusoire par la monté indues des actifs), cela rends aussi l'accès au logement plus difficile pour la population car l'épargne n'est plus un possibilité et que pour emprunter il est difficile de rentrer dans les critères bancaire pour ceux qui vive au SMIC (et je pense que cela implique une baisse de la démographie. Vous pensez vivre avec 4 bambins dans un deux pièces ?)

Conclusion

Ce que l'on peut conclure et que les politiques monétaire non conventionnel sont juste un moyen sophistiqué de dire que l'on fait défaut sur ses dettes. Bien que ces politiques soit nécessaire pour évité une explosion du système, il aurait été préférable de prévenir les problèmes (malheureusement prévenir les problèmes est politiquement suscidaire). Car au final les politiques monétaire ne permettent que de modifier les écritures comptables, et de redistribuer l'argent on le prend à certain pour le donner à d'autre et rien de plus. Une politique monétaire expansionniste (par la dette et/ou l'injection monétaire) se finit presque toujours au détriment des citoyens car ceux ci n'ont que peu de moyen de faire pression pour que les politiques monétaires défendent leur droits, ainsi la loi du plus forts devient la règle (c'est pourtant pour éviter cela que l'état existe) et/ou celle de la collusion (qui est une dérive de l'état) qui fait que les acteurs proches des politiques reçoivent plus que les autres. Tout ceci va progressivement détruire la richesse d'une société (innovation, stabilité politique et sociale, capitaux, emplois,...).

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Citation

En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal.
- Nicolas Machiavel